Chronologie Oasis Ergsmar

Au fil du temps

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Chronologie Oasis Ergsmar 2017-09-13T17:51:23+00:00

2016

Novembre : Visite de Mr Frédéric Jeannerat ainsi que de Jean Baptiste Pouchain et Solène Ducretot en repérage pour le documentaire qu’ils espèrent tourner en mars à Ergsmar et dans la vallée du Draa. Les murs et les box de la bergerie sont maintenant terminés. Construction d’une seconde maison au milieu du terrain et suite des travaux pour isoler le bivouac des sables (sanitaires, lieu de restauration en pisé). Livraison par le Kaïd de M’Hamid d’une vingtaine de rejets de palmiers Bouffegous à planter. Des solutions sont recherchées pour relier les panneaux solaires à la pompe. 

Eté : Par ces fortes chaleurs la facture en gasoil s’élève en juillet et août à près de 600 euros ce qui met en péril l’économie du projet. Néanmoins, le maintien des cultures et du troupeau est  assuré.

Mai : Une nouvelle étude sur le nouveau puits est effectuée pour la pause d’un système de goutte à goutte et la pose d’un bassin par une entreprise de Marrakech. Le dossier est déposé auprès de l’Office de l’agriculture de Ouarzazate.

Mars : Visite de Mrs Georges Toutain et Frédéric Jeannerat. Gros succès de la conférence de Mr Toutain sur l’histoire des l’oasis dans le cadre du Festival 2016 des Nomades de M’Hamid el Ghizlane. Un prix d’honneur et un tableau lui sont offerts lors de la cérémonie de clôture par les habitants et le Kaïd de M’Hamid pour le remercier de son aide et de son érudition. Mr Georges Toutain se blesse malheureusement peu après et doit être évacué sur Marrakech puis en France. Plantation de palmiers, élargissement des parcelles de luzerne, bergerie pratiquement terminée. Naissances dans le troupeau. Visite sur site d’une équipe du magazine Terre Sauvage qui envisagent le tournage d’un documentaire sur le projet. Le pompage s’effectue toujours par la motopompe.

2015

Novembre : Visite de Mr Frédéric Jeannerat . Développement du troupeau. Deux employés sont engagés pour s’en occuper ainsi que des cultures. Les premières coupes de luzerne sont effectuées, une attaque de pucerons est constatée dans ses champs de luzerne, Messieurs Georges et Jean Toutain font parvenir un assemblage d’huiles essentielles aptes à l’éradiquer après pulvérisation sur la luzerne coupée à ras : C’est un succès, en décembre les pucerons ont disparu. Deux potagers sont installés; le bivouac de tente est isolé du sable par un mur de pisé. La construction d’une bergerie est entamée. Un conteneur d’une tonne d’eau est relié au puits et placé au nord du terrain : la maison a maintenant l’eau courante.

Sans venir sur le terrain, AE Photonics refuse de faire fonctionner la garantie de la pompe solaire Lorentz qui n’aura donc été en fonction que trois mois. Nous demandons à racheter un moteur d’occasion ( 500 euros) ainsi que la pause d’une pièce (footswitch) dont l’installation a été oubliée à l’origine. Après échange et acceptation du devis, AE Photonics réclame 1400 euros pour le déplacement de Casablanca, la solution est abandonnée. Le pompage s’effectue toujours au gasoil

Aout : Les travaux continuent tant bien que mal. N’ayant pas de nouvelle de la pompe (qui est sous garantie), et face au silence de Mr Manaji, AE Photonics, (Casablanca), l’entreprise qui distribue les produits Lorentz au Maroc est contactée. Un technicien de Lorentz doit venir l’analyser le 10 aôut. Il conclue à une surchauffe du moteur.

Avril : la pompe solaire tombe en panne. L’installateur Ptl Solar est contacté pour la maintenance, Mr Manaji envoie un technicien sur place au début du mois de juillet. Il démonte la pompe, l’analyse et diagnostique une panne de moteur, qu’il emporte pour une analyse plus complète. C’est l’été et il faut utiliser la motopompe pour ne pas perdre les premières cultures : Grosse dépense de gasoil qu’il faut aller chercher régulièrement au village.

Mars : Le terrain est ensemencé et le désherbage commence car la roquette endémique a envahi Ergsmar, y compris la parcelle ouest.

Janvier 2015 : Les inondations sur le terrain refluent. Le Draa est à son plus haut est grignote le terrain sur sa bordure sud. A la fin du mois précédent, les nouveaux panneaux photovoltaïques sont installés et la pompe solaire remise en marche. Les parcelles et les canaux d’irrigation continuent d’être creusés. Le troupeau de brebis et de chèvres est amené sur place.

2014

– Rencontres avec Mr Sabiri, Caïd de M’Hamid et par son intermédiaire de Mr Rerhou Badr, subdivision ORMVAO de Zagora.

Le 23 novembre, les ouvriers qui creusent le puits atteignent enfin la nappe souterraine du Draa

20,21,22 novembre, pluies torrentielles sur la région et tout le versant sud de l’Atlas.
Inondations limitées d’Ergsmar grâce aux digues préalablement construites.
– Plantation blé et luzerne

du 4 au 28 novembre :
visite sur le site d’Ergsmar Georges Toutain, Frédéric Jeannerat
– rétablissement des poteaux de la barrière déracinée par la tempête
– Achat et transport d’une nouvelle pompe
– Récupération du moteur du premier puits, transport jusqu’au second puits et installation sur un socle de béton précédemment établi
– la pompe et le moteur sont reliés, le puits peut de nouveau être vidé et les travaux pour le creusement du puits continuer.
– Location d’un tracteur : Construction d’une digue à l’est d’Ergsmar (Haut.1m/ Long. 200m) pour circonscrire les inondations provenant du reg. Construction de digues secondaires (Bivouac, yourte, puits). Léger labourage de tout le périmètre grillagé autour du nouveau puits – Nivellement du terrain –
– Début du traçage des parcelles

Octobre – Reconstruction :
– rétablissement d’un bivouac provisoire
– dégagement du puits, recreusement et dégagement de la pompe solaire qui semble intacte, ainsi que du contrôleur.
– réparation des dommages sur le toits et réinstallation rudimentaire d’une installation éléctrique, fabrication d’une yourte
– Nettoyage du terrain

Septembre : Tempête du 19 au 21 septembre sur Ergsmar et les environs : Destruction des panneaux photovoltaïques et de leur armature – Puits écroulé sur lui-même – Bivouac emporté par l’inondation et tentes brisées par le vent – Installation éléctrique de la maison partiellement détruite (panneaux photovoltaïques) – Destruction de plusieurs grands tamaris sur le péimètre – Destruction totale du mur de pisé construit à l’ouest du terrain en vue d’établir la bergerie – déracinement de trois poteaux de la barrière grillagée (sur 90).
Au village, la maison des El Ammari subit de lourds dommages (trois plafonds s’écroulent), d’autres habitations sont totalement détruites.
Il n’y a pas de victimes.

Été : Repos
Voyage en France de Tahar El Ammari présent à l’assemblée Générale d’Aden’s du 13 septembre.

Juin : Installation du système de pompage solaire effectuée par l’entreprise PTL Solar située à Ouarzazate et supervisée par Mr Mustapha El Manaji.
Construction d’un mur de pisé en vue d’établir la bergerie.

Laëtitia déjà venue au printemps visiter le site décide de s’installer sur place et de s’impliquer dans le projet. Un nouveau véhicule est alors acheteé.

Mai , fin de la clôture ceinturant environ 2,5 ha (820 mètres, 90 poteaux autour du nouveau puits, dit puits du Draa.

25 mars au 14 avril : visite sur le site d’Ergsmar Georges Toutain, Frédéric Jeannerat

Février : Obtention de 8500 euros de la fondation Engagés Solidaires pour l’achat et l’installation d’un système de pompage solaire (les 200 m3 d’eaux journaliers nécessaires à terme pour la culture de 5 ha du périmètre.)

Janvier février : creusement du second puits au sud ouest

10 janvier Organisation avec Aden’s d’un séjour de tourisme solidaire : 1 séjour pour 5 adultes en décembre 2013

2013

Noel : Organisation d’un séjour pour un groupe de 5 jeunes (séjours jeunes et solidaires) avec participation aux travaux de l’oasis (irrigation, maraichage, plantation, construction d’un mur en pisé, vie du bivouac)

novembre : Visite de Saïd Idrissi, Georges Toutain, Frédéric Jeannerat
Assemblée générale de l’association Nomades sans Frontières – le sourcier – le caïd – Arpentage et délimitation de la future barrière – Planification des futurs séjours en partenariat avec Aden’s

Octobre : Obtention d’une subvention de l’état Marocain pour l’installation d’un système goutte à goutte pour 5 ha de cultures ainsi que son bassin (à hauteur de 27000 euros). Après un long travail administratif (3 ans), le dossier est accepté mais la société Tidri-Dades établie prés de Marrakech qui avait établi le devis, se désengage, il faut refaire l’étude avec un autre prestataire. Les banques qui doivent avancer l’argent ne sont guère à l’écoute et la subvention, qui n’est valable qu’un an, ne sera jamais débloquée.

Mars Visite  Frédéric Jeannerat
– Acheminement et livraison de deux tonnes de Bacteriosol, (amendement organique naturel inventé par Mr Mézy) offerts par la société Sobac. Achat de semences.
– Entretien des 200 palmiers-dattiers déjà plantés et plantation de 200 autres.

Février : début de constitition du troupeau de D’Mane. Une dizaine de bêtes sont achetées et gardées en ville, mais face aux problèmes de trésorerie, les bêtes seront petit à petit revendues en attendant des jours meilleurs.

En janvier 2013, Achat de véhicule (Pick-up) pour les déplacements d’Ergsmar à M’Hamid.
Michel Thouzery, de l’association Plantes et Nomades, visite à son tour le périmètre.

2012

– novembre, Visite de Frédéric Jeannerat. Messieurs Toutain et Mézy viennent visiter l’endroit et rencontrer les protagonistes du projet, suivis par les responsables de l’association ADEN’S.

– Octobre : Signature d’une convention inter-associative entre Nomades sans Frontières (Maroc) et Aden’s (France) pour aider au développement d’Ergsmar.

– A l’automne, un lieu de vie (couchage, cuisine, réserve, atelier, sanitaires) a été construit au milieu de l’exploitation en utilisant les restes d’une maison abandonnée dans les dunes. Un poulailler et ses occupants ont été installés. Dans la première parcelle sont plantés et cultivés les premiers légumes et cultures fourragères à titre d’essai. Plus de deux-cent palmiers ont à ce jour été mis en terre.

– A l’été le périmètre ainsi créé est entouré par un mur de pisé d’un mètre de hauteur pour décourager ânes et dromadaires errant.

Juin Visite de Frédéric Jeannerat

Au printemps sont plantés les premiers palmiers et des parcelles sont délimitées autour du puits.

– En janvier 2012, un petit bâtiment en dur est construit dans les dunes au nord est du terrain et des tentes sont édifiées. Le puits est couvert et protégé. Visite de Frédéric Jeannerat

2011

Dans les mois suivants l’ancien puits est remis en état et équipé d’une moto-pompe.

Un premier bivouac est installé en juillet. Visite de Frédéric Jeannerat.

Au cours du printemps 2011, Tahar El AMMARI obtient du conseil de la tribu Aaribe, qui en est propriétaire, le droit, à vie, d’exploiter et de mettre en valeur le périmètre d’Ergsmar. Quelques semaines plus tard, l’état Marocain confirme et entérine cette décision. Un terrain adjacent est acheté avec le puits qu’il contient.

 

2004

1ère tentative 2004 Tahar el Ammari tente une première fois avec une amie française de relancer le site.

1976

Le lieu est abandonné par les dernières familles qui y habitaient. Le conflit entre le Polisario, l’Algérie et le Maroc a raison des derniers reliquats de nomadisme en aval de M’Hamid.

Avant (la sédentarisation)

La tribu des Aaribes qui revendique la possession du territoire d’Ergsmar est une tribu d’origine beni-Hassan, de langue hassanya et de mode de vie nomade ou semi-nomade jusqu’au milieu des années 70. Les rapports militaires des français dans la région attestent de leur ancrage autour du territoire des M’Hamid et en aval dans la vallée du Draa, territoires qu’ils se partagent et se disputent avec d’autres tribus nomades originaires des montagnes (Aït allouane, Aït-Isfoul, Aït khebbache plus au nord, Teknas, Reguibats plus au sud pour les plus connues.) Plusieurs endroits dans la région, même si elle sert aussi d’aire de pâturage pour les dromadaires, servent aux cultures (maraichage, blé, orge); certains disent qu’au siècle dernier, la vallée était une grande ferme. Les bour (champs) se lovaient le long des méandres du fleuve. Probablement vers les années 50, des fermes en dur s’établissent à Ergsmar et des gens y restent à l’année, surveillant les cultures et les palmiers dattiers, tandis que le reste de la tribu perpétue encore quelques années le cycle du nomadisme et que certains déjà, tournent leur regard vers ce qui va devenir le village de M’Hamid, où les premières maisons ont été édifiées.